LUXEMBOURG - Qu'elle ait son déambulateur ou son fauteuil roulant, Gaby avoue prendre plus souvent sa voiture personnelle que les transports publics.

Une fois hors du bus, Gaby devra encore compter avec les travaux, les pavés, les trottoirs pas toujours abaissés...
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«La voiture, je peux la garer sur ma place réservée devant la porte du bureau. Pas le bus», explique Gaby, membre de l'Association d’aide pour les personnes atteintes de maladies neuromusculaires et de maladies rares, (ALAN). «À pied, je fatigue vite».

On tente quand même. Centre Hamilius: un premier bus passe, sans place pour handicapé. Le second est flanqué du sigle mais ne dispose pas de rampe. «Je n'aurais pas pu y charger mon fauteuil», note Gaby. On monte, les portes coincent le déambulateur.

Second essai. Gaby s'installe. Au retour, le bus dispose d'une rampe. «Mais elles ne sont pas utilisables avec toutes les hauteurs de trottoir». Quant au train, c'est un peu comme le bus. Il faut appeler les CFL pour savoir quel train elle peut prendre, s'assurer que quelqu'un portera ses valises en changeant de train, ne pas coincer son fauteuil dans la rainure des portes...

Du coup, pour le voyage qu'elle projette à Hambourg, Gaby prendra l'avion. Et s'assurera à l'arrivée que son déambulateur n'a pas souffert dans la soute.

Séverine Goffin



http://www.lessentiel.lu/news/luxembourg/story/26001841